Formats publicitaires Pinterest : épingle, carrousel, vidéo et collections, lequel pour quel objectif

11 minutes de lecture
octobre 2026
Rédigé par Lucie
Rédigé par Lucie

Points clés

La régie aligne neuf formats au catalogue, dont trois réservés aux campagnes payantes. Nous tenons le ratio 2:3 comme règle, au-delà la vignette se fait couper dans le fil. La description de 800 caractères ne s'affiche pas sur une annonce sponsorisée. Collections exige 1 visuel principal et jusqu'à 24 créations secondaires de même ratio. Visual Search Ads a été annoncé le 17 septembre 2026, orienté bas de tunnel et encore en bêta. Et les règles publicitaires mises à jour entrent en vigueur le 12 novembre 2026, date que nous surveillons de près.

Les guides français sur les formats publicitaires Pinterest publient tous la même matière, une liste de ratios, un poids maximal de fichier, un nombre de pixels. Exactes, ces informations ne répondent pas à la question d’un responsable d’acquisition, quel format servir à quel objectif, ce que chacun coûte à produire, et lesquels n’existent qu’en achat payant. Un format n’est pas un gabarit, c’est un contrat de production, il engage un nombre de créations, un ratio imposé, une zone de sécurité, et une limite de texte qui décide de ce que la marque peut dire. Nous reprenons ici les spécifications publiées par la régie au 7 octobre 2026 et nous les mettons en face des objectifs servis.

01 – L'inventaire

neuf formats, et une frontière que les guides oublient

La première distinction utile ne figure dans aucun des guides en tête des résultats français. Certains formats existent aussi en organique, et une épingle publiée peut donc être sponsorisée ensuite. D’autres n’existent que dans une campagne payante, ce qui interdit de les tester avant d’ouvrir un budget.

En un coup d’œil

  • Annonce image standard : une seule image, ratio 2:3 recommandé, 1 000 x 1 500 pixels, 20 Mo sur ordinateur. Payant et organique.
  • Vidéo à largeur standard : 4 secondes au minimum, 15 minutes au maximum, 6 à 15 secondes recommandées, 2 Go. Payant et organique.
  • Vidéo à largeur maximale : toute la largeur du fil mobile, hauteur plafonnée au ratio 1:1. Payant seul.
  • Carrousel : 2 à 5 images hors catalogue, 2 à 10 cartes pour les ventes par catalogue, ratio 1:1 ou 2:3. Payant et organique.
  • Collections : 1 visuel principal au-dessus de 3 visuels secondaires sur mobile, jusqu’à 24 secondaires, 10 Mo par image. Payant et organique.
  • Shopping : une image ou une vidéo issue du catalogue, spécifications identiques aux formats image et vidéo.
  • Épingle Idées : images, vidéos, listes et texte dans une seule épingle, 1 080 x 1 920 pixels, 5 minutes au maximum.
  • Showcase : une épingle titre et jusqu’à quatre cartes, 1 à 3 fonctionnalités cliquables par carte, vidéos de 3 à 60 secondes. Payant seul.
  • Quiz : une épingle titre et jusqu’à trois épingles de résultats, questions de 96 caractères, réponses de 48. Payant seul.

Trois formats n’existent donc qu’en payant, la vidéo à largeur maximale, le Showcase et le Quiz. Un annonceur qui veut valider un angle avant d’investir le fera sur les six autres, puis transposera. S’ajoute un format récent, les collections à largeur maximale, dont la fiche de spécifications est encore publiée en anglais dans le centre d’aide francophone, signe d’un déploiement en cours, un visuel principal pleine largeur et au moins quatre épingles secondaires recommandées.


02 – Format et objectif

ce que chaque format sait faire, objectif par objectif

la notoriété et la vue vidéo

Sur ces objectifs la régie facture à l’impression ou à la vue, et le format gagnant est celui qui occupe le plus de surface. La vidéo à largeur maximale prend toute la largeur du fil mobile, ce qui en fait le candidat que nous retenons pour une campagne de couverture. L’image standard en 2:3 reste pertinente sur un budget qui ne finance pas de tournage, à une condition, un texte intégré lisible sur vignette. L’épingle Idées trouve ici sa place, son format 9:16 se prêtant à la démonstration d’usage.

la considération et le trafic

Le carrousel domine cette étape. Deux à cinq cartes permettent de présenter une gamme, de détailler trois caractéristiques ou de raconter une séquence en chapitres, sans quitter la vignette. L’image standard reste le format de référence pour un test de message, parce que sa production coûte peu et qu’une bibliothèque de vingt variantes se monte chez nous en une semaine. Le Quiz, format payant, se justifie sur un univers où le choix du produit dépend d’un diagnostic, soin du visage, type de peinture, morphologie.

les conversions et les ventes par catalogue

Trois formats se partagent ce terrain. Shopping tire ses visuels du catalogue et convient à un inventaire large et à jour. Le carrousel dynamique construit ses cartes à partir des groupes de produits, jusqu’à dix créations par épingle, et demande donc un flux propre. Collections associe un visuel d’ambiance à une rangée de produits cliquables, ce qui en fait le format de la vente par l’inspiration, le plus proche de la logique de la plateforme. Le Showcase ajoute une couche de navigation, avec jusqu’à trois liens sortants par carte.

La règle de tri tient en une phrase. Nous choisissons un format sur l’objectif de la campagne et sur la réserve de visuels disponibles, jamais sur son effet de nouveauté. On ne met pas un tournesol dans un soliflore, et l’inverse se voit aussi.

03 – Les contraintes

les contraintes de production qui décident à la place du créatif

Un format impose trois choses à une équipe créative, un nombre de pièces à produire, une zone où le texte survit à l’interface, et une limite de caractères. Ces contraintes écartent plus de formats qu’aucun argument de performance.

La grille de décision

  • Nombre de pièces : 1 pour une image ; 2 à 5 pour un carrousel hors catalogue ; 4 à 25 pour Collections ; 5 à 17 pour un Showcase complet.
  • Ratio imposé aux secondaires : toutes les créations secondaires de Collections partagent le même ratio, 1:1 ou 2:3, sous peine de recadrage au centre.
  • Zones de sécurité : 270 px en haut et 440 px en bas pour une épingle Idées ; 342 x 430 px pour une carte Showcase ; 342 x 376 px pour un Quiz.
  • Titre : 100 caractères saisissables, 40 affichés dans le fil selon l’appareil. Le message tient donc en 40 signes.
  • Description : 800 caractères, invisibles sur une annonce sponsorisée, mais lus par l’algorithme pour la pertinence de diffusion.
  • Texte incrusté : 10 mots au maximum sur Showcase et sur Quiz, police lisible exigée.
  • Durée vidéo : 6 à 15 secondes recommandées sur les formats standard ; 3 à 60 secondes imposées sur Showcase et Quiz.

Deux contraintes méritent un commentaire, parce qu’elles produisent les erreurs que nous rencontrons le plus souvent. La première est la description. Huit cents caractères invitent à rédiger un argumentaire, et cet argumentaire ne s’affiche jamais sur une annonce sponsorisée, il sert à la pertinence de diffusion, ce qui en fait un champ de mots-clés et non un texte de vente. La seconde est le titre. Quarante caractères visibles, c’est la longueur d’un bénéfice, pas celle d’une phrase de marque suivie d’un nom de produit.

04 – Le coût de production

ce que chaque format coûte à fabriquer, poste que les guides ignorent

Un arbitrage de format est d’abord un arbitrage de budget de production. Les ordres de grandeur que nous donnons ci-dessous valent pour une boutique française travaillant avec un prestataire ou une ressource interne, et se comptent par unité livrée, retouche comprise. Ils comparent des formats entre eux, ils n’établissent pas un devis.

Les repères chiffrés

  • Image standard 2:3 : 40 à 90 € la pièce sur une base photo existante, 120 à 250 € avec production de visuel.
  • Carrousel de 5 cartes : 180 à 400 € l’ensemble, la cohérence graphique des cartes pesant plus que leur nombre.
  • Vidéo de 6 à 15 secondes : 350 à 900 € par séquence au montage, bien davantage avec tournage dédié.
  • Collections : 150 à 350 € pour le visuel principal, les secondaires sortant du catalogue à coût marginal.
  • Showcase : 600 à 1 400 € pour une épingle titre et quatre cartes, du fait des 5 à 17 pièces à produire.
  • Bibliothèque de lancement : vingt visuels verticaux, dont quatre séquences vidéo, soit 2 000 à 4 500 € de production.

Ce tableau de coûts renverse l’ordre des priorités que suggèrent les guides de formats. Collections, souvent présenté comme un format avancé, est le moins cher à alimenter pour une boutique dont le catalogue est propre, puisque ses créations secondaires se tirent du flux. Showcase, présenté comme le format haut de gamme, impose la production la plus lourde et se réserve aux comptes qui disposent déjà d’une bibliothèque. Sur un compte qui démarre avec 1 500 € de média et 800 € de production, nous faisons produire quinze images et quatre vidéos courtes, et nous laissons les formats multicouches pour la saison suivante.

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05 – Ce qui bouge en 2026

les formats et les règles à surveiller d'ici la fin de l'année

Deux mouvements datés changent le paysage des formats pour un annonceur français, et aucun guide en tête des résultats ne les mentionne.

Le premier est un nouveau format. Le 17 septembre 2026, lors de son sommet annuel destiné aux annonceurs, la régie a dévoilé Visual Search Ads, un emplacement publicitaire placé dans les parcours de recherche visuelle. Le format soutient les objectifs de bas de tunnel, il est compatible avec la suite de performance Pinterest Performance+, et son déploiement a été annoncé en version bêta pour les annonceurs éligibles sur tous les marchés publicitaires de la plateforme. Dans le même mouvement, une fonctionnalité de restylage à partir d’une photo d’intérieur a été lancée en bêta aux États-Unis et au Canada, ce qui donne une indication sur la direction prise, le passage de la recherche par mot-clé à la recherche par image.

Le second mouvement est réglementaire et il concerne ce qu’un format peut montrer. La plateforme a publié une mise à jour de ses règles publicitaires, de ses conditions d’utilisation des données d’annonces, de ses consignes destinées aux commerçants et de ses règles sur l’usage de l’intelligence artificielle générative, avec une entrée en vigueur annoncée au 12 novembre 2026. Un compte qui alimente ses visuels par génération d’images a intérêt à relire ce dernier texte avant de lancer sa campagne de fin d’année, et nous le signalons à nos clients, puisque la date tombe au milieu du pic commercial.

06 – Les erreurs de format

les six erreurs qui coûtent le plus cher

Les angles morts

  • Le carré repris d’un compte Meta : un visuel 1:1 passe sans erreur et occupe deux fois moins de surface qu’un 2:3 dans le fil.
  • Le ratio plus haut que 2:3 : une épingle plus allongée se fait couper dans le fil d’accueil, et la coupe tombe sur le bas du visuel.
  • La description utilisée comme argumentaire : elle ne s’affiche pas sur une annonce sponsorisée, le message doit tenir dans le visuel et les 40 premiers caractères du titre.
  • Le fond blanc non anticipé : la plateforme applique un voile noir à 4 % d’opacité sur les épingles à fond blanc en mode clair, ce qui ternit un packshot sur fond studio.
  • Le film de marque de 30 secondes : la durée recommandée va de 6 à 15 secondes, et un format long dilue la vue payée.
  • Les ratios mélangés dans Collections : des créations secondaires de ratios différents sont recadrées au centre, ce qui décapite les produits photographiés en pied.

La quatrième erreur passe inaperçue à la relecture sur écran de bureau. Le voile appliqué par la plateforme vise à détacher l’épingle du fond de l’application, et il s’applique aussi aux visuels presque blancs, pas aux vidéos. Une gamme entière photographiée sur fond studio perd donc en éclat, et la correction tient à peu de chose, un fond à peine teinté plutôt qu’un blanc pur.

Nous vérifions aussi la sixième avant toute mise en ligne. La régie recommande le ratio 1:1 pour les créations secondaires de Collections, parce qu’il offre le meilleur contrôle sur le rendu dans le fil. Un lot de visuels produits en 2:3 et un lot en 1:1 dans la même annonce donnent un bloc de produits dont la moitié est rognée.

Foire aux questions

les questions posées sur le choix d'un format

quel est le format d'image idéal pour une annonce

Le ratio 2:3, soit 1 000 x 1 500 pixels, en fichier PNG ou JPEG de 20 Mo au maximum sur ordinateur. Un fichier PNG en espace sRGB limite la perte de qualité, puisque toutes les images importées sont converties en JPEG 8 bits avant diffusion. Un ratio plus allongé que 2:3 se fait couper dans le fil.

quels sont les différents formats publicitaires de la plateforme

Neuf au catalogue en octobre 2026, image standard, vidéo à largeur standard, vidéo à largeur maximale, carrousel, collections, Shopping, épingle Idées, Showcase et Quiz, auxquels s'ajoutent les collections à largeur maximale en cours de déploiement et Visual Search Ads en bêta. Trois d'entre eux n'existent que dans une campagne payante.

comment choisir entre carrousel et collections

Le carrousel se feuillette carte par carte et sert la présentation d'une gamme ou d'une séquence. Collections affiche un visuel d'ambiance et une rangée de produits cliquables au même écran, ce qui sert la vente par l'inspiration. Le second suppose un catalogue à jour, le premier non.

une vidéo produite pour Meta ou TikTok se réutilise-t-elle

En partie. Les ratios 1:1, 2:3, 4:5 et 9:16 sont acceptés, ce qui couvre l'essentiel des productions verticales existantes. Deux obstacles subsistent, la durée recommandée de 6 à 15 secondes impose un remontage sur la plupart des films sociaux, et les codes visuels de la plateforme tiennent au projet et à l'usage, pas à la mise en scène de marque.

combien de visuels faut-il prévoir au lancement

Nous prévoyons une vingtaine de visuels verticaux, dont quatre séquences vidéo courtes, sur un ou deux formats, pas plus. Cette régie consomme de la variété créative plus que de la variété d'audiences, et un lancement sur cinq formats avec quatre visuels chacun ne départage ni les formats ni les messages.

Le choix d'un format sur cette plateforme ne se joue pas sur une liste de pixels, il se joue sur trois questions que nous posons dans l'ordre, quel objectif la campagne porte, combien de pièces la bibliothèque peut fournir, et quel budget de production reste disponible après la dépense média. Un compte qui répond à ces trois questions arrive au gestionnaire d'annonces avec deux formats et vingt visuels, et sort de phase d'apprentissage. Un compte qui part des spécifications arrive avec neuf formats, quatre visuels chacun, et aucune donnée exploitable au bout de huit semaines.